Asso Yoga - Le Bouscat

   


Le business du yoga à l'opposé de ses valeurs

  
On compte 36 millions de fans américains, 3 millions d’adeptes français. Et depuis quelques années, le yoga est partout. Sur la Toile, ce sont ces poiriers et postures aériennes qui pullulent sur Instagram.
A Paris, les centres et cours de yoga fleurissent. Pour Isabelle Morin-Larbey présidente de la Fédération nationale des enseignants du yoga, ce business est un réel contresens. « Le mot "yoga" est devenu presque une sorte d’étiquette vendeuse. Alors que c’est par essence une philosophie prônant la non-compétition, le détachement des fruits de l’action… et le désencombrement. Pour pratiquer le yoga, il est juste nécessaire de pouvoir respirer et mouvoir son corps. » Les spécialistes se montrent très critiques vis-à-vis de modes plus éloignées des traditions, avec des chèvres ou des chats entre autres .... Le yoga "avec" laisse rêveur. Comment faire de l’intériorisation quand de petites chèvres vous sautent sur le dos ? ». Face à l’offre pléthorique et ces dérives, pas facile de trouver le cours adéquat Il faut demander au professeur quelle a été sa formation. Les Écoles Françaises de Yoga (EFY) forment les enseignants en quatre ans. Des cours d’anatomie, de psychologie, une formation sur les textes indiens sans parler de la construction des cours sont indispensables. »
Et gare à ne pas sauter des étapes... « Dans certains cours, on va directement à l’objectif, un poirier par exemple, alors qu’on ne sait pas respirer, se placer, se gainer. On va sortir de là fatigué, mais dans le yoga, on n’est pas censé transpirer ! »
Et surtout on risque de se blesser. Car ces déclinaisons, parfois extrêmes (hautes températures, pratique très acrobatique) et cette course à la performance s’avèrent parfois dangereuses. Surtout quand on a un cœur fragile ou une prothèse de hanche ! D'où l'intérêt de préciser les maux dont vous souffrez et de faire fonctionner votre discernement .....